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Outre les réutilisations de e-mission qui devraient se concrétiser cette année en France et ailleurs, notamment à la Rochelle au 2ème semestre, plusieurs pistes intéressantes restent à concrétiser parmi celles qui sont apparues lors des tests en 2019 :

Un SDK natif: Plusieurs réutilisateurs ont le besoin de pouvoir intégrer les fonctionnalités de e-mission dans des applications natives iOS ou Android, pour des raisons de performances notamment. Cela impliquera de ré-organiser ("refactorer") le code de l'appli mobile, et notamment de ses plugins techniques, et de le rendre réutilisable par un développeur natif Android ou iOS. C'est une question discutée plusieurs fois avec l'auteure de e-mission, qui vient d'être recrutée par le Laboratoire fédéral de recherche sur l'énergie, ce qui conforte que e-mission sera maintenu dans les prochaines années. L'effort de développement n'est pas énorme, mais il faut exprimer clairement quels sont les besoins pour ce SDK (quelles fonctionnalités exposer, dans quel langage cible, etc.). Si ces besoins clairement exprimés recueillent un consensus suffisant, il semble ensuite assez réaliste de pouvoir faire évoluer l'appli dans ce sens en quelques semaines, donc pour l'instant ça reste possible cet été.

Une appli publique: Une bonne façon de valoriser l'application, sans doute assez peu coûteuse, de trouver des contributeurs et de mieux comprendre les besoins et les usagers serait clairement de mettre en place une instance publique du traceur, installable facilement et permettant à toute personne intéressée d'évaluer son intérêt : une appli traceur publique, par exemple avec une utilisation limitée dans le temps 2 ou 3 semaines, éventuellement même pas publiée sur un store si c'est trop compliqué (seulement un .apk pour android par ex.), centré sur le self data (CGU indiquant que les données ne sont pas utilisées, ni agrégées, ni envoyées à quiconque) et qui permette vraiment d'avoir un échange avec une communauté sur leurs attentes en matière de données traçage mobilité. Reste à consolider un peu cette idée et surtout trouver un porteur.

Dataviz & back-office:
Dans tous les projets, l'important est d'arriver à faire dire quelque chose de pertinent aux données collectées, au niveau individuel ou agrégé. Dans e-mission pour l'instant, il n'y aucun outil pour ça, les données sont accessibles à un niveau assez brut en python. Malheureusement le projet de fusionner avec l'application open source Itinerum de Montréal (qui a un vrai back-office) n'a pas encore pu se concrétiser faute d'un financement. Le besoin d'un tel back-office d'analyse des données reste fort. La standardisation des données de traces rendrait beaucoup plus facile l'utilisation d'autres outils de geodataviz d'ailleurs, c'est donc un chantier assez prioritaire aussi.